L’industrie 4.0 en marche !

Impressionnant ! Gigantesque ! Comment qualifier autrement l’énormité de moyens engagés sur un salon qui regroupe les professionnels de la robotique et de la machine-outil ? Nous y avons trouvé…

DE LA PRÉCISION : Soyons chauvins et mettons en lumière une pépite française : OPTIFIVE (EMCI) une solution qui permet de contrôler et de régler le point pivot des machines 5 axes en moins de 30 minutes.

DU PRATIQUE : Le stand de MAZAK (Japon) à lui seul était incontournable. On retiendra l’intégration des bibliothèques d’outils qui permettent l’automatisation du chargement des outils dans les cabines d’usinage. Gain de place et sécurité des opérations en environnement de travail sont des atouts non négligeables. L’intégration de la nouvelle commande numérique « smooth » facilite aussi la communication avec les autres périphériques.

DU BEAU : WENZEL (Allemagne), tient le haut du palmarès sur le design de ses machines de mesures tridimensionnelles, laser et tomographes. Le bureau intégré permet un accès ergonomique aux écrans de mesure et de restitution. Le granit utilisé pour les plateaux et les colonnes, outre son esthétique, offre une plus grande résistance aux changements thermiques.IMG_5102-1024x683

DE L’IMPENSABLE : IGUS (Allemagne), fait partie de ses fabricants de pièces qu’on trouve dans toutes nos appareils ! Leur catalogue compte plus de 100 000 références et c’est une gageure de trouver une application à laquelle ils ne sauraient répondre. On retiendra ce plastique innovant qui permet de limiter les forces de frottement entre deux pièces de métal (les applications industrielles sont multiples, rien que dans l’ameublement). Les fameuses chaînes porte câbles qui protègent le câblage et l’accompagne dans ces mouvements (7000° de rotation). Et la lettre au père Noël, adressée tous les ans aux clients et qui fait l’objet d’une attention particulière car elle oriente les axes de R&D de la société.

DE LA MOBILITÉ : KUKA annonce la robotique mobile. Finit les robots industriels verrouillés au sol et mono tâche. Vive la mobilité et le multi tâches. En fonction des impératifs de production le robot se déplace d’un atelier à l’autre et peut donc sur une même ligne de production assurer diverses manipulations.

DE L’ULTRA CONNECTIVITÉ : Et tous les équipements sont connectés. Finit les systèmes propriétaires, vive l’open source. En Saas, les solutions logicielles sont multiples et permettent la maintenance prédictive. Les plateformes de services deviennent la règle comme SCULPTEO. On y télécharge son fichier STL, ils impriment et nous livrent.

UNE GRANDE ABSENTE LA CYBERSÉCURITÉ : Bon question sécurité, cela augmente les risques cyber. Tous ces équipements connectés sont autant de proies faciles pour des hackers bien intentionnés. Un challenge à relever pour les fabricants et des améliorations fortement souhaitées par les clients.

ET UNE PÉNURIE DE PERSONNELS FORMES : L’usine du futur on l’a vu. Elle existe déjà. Encore faut-il pouvoir la faire tourner ! Et oui, le manque de profil dédiés et experts en automatisme, électronique et électrotechnique nous fait cruellement défaut. Un des leviers de la performance des usines du futur passe encore par l’humain. Mais nous avons besoins de centre de formation dans ces métiers et que ces derniers soient bien équipés. C’est ce qu’il ressort des attentes des professionnels qui cherchent à embaucher.

ON DOIT Y ALLER ! NOUS NE POUVONS RESTER SUR LE QUAI SANS PRENDRE LE TRAIN. MAIS CES NOUVELLES CAPACITÉS DE PRODUCTION DÉVELOPPÉES, NÉCESSITERONT QUE NOUS SOYONS AUSSI CAPABLES DE LES COMMERCIALISER.

MIRESO au Salon de l’INDUSTRIE 2016 rédigé le 08/04/2016 par Nathalie GRASSELLI.